Terre Indigène Tupinambá de Olivença: pour la démarcation!

Nous exigeons de l’Etat brésilien le règlement immédiat du processus de démarcation de la Terre Indigène Tupinambá d’Olivença, de l’état de Bahia. L’expertise sur l’occupation traditionnelle de ce territoire par les Indiens Tupinambá a été initiée il y a déjà neuf ans. Le rapport qui en rassemble toutes les preuves a été remis au gouvernement brésilien il y a quatre ans et transmis au Ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo il y a un an et demi. Il était tenu de signer, dans un délai de trente jours après réception du document, la directive proclamant la démarcation. Or celle-ci n’a toujours pas été conclue, ce qui est une violation de la loi brésilienne et des traités internationaux. De plus, cette situation contribue à attiser les conflits. Signez-vous la pétition.

Pourquoi cela est-il important ? – L’ethnie Tupinambá est victime du gouvernement de la présidente Dilma Rousseff qui a opté pour favoriser l’agrobusiness et les grands propriétaires terriens aux dépens des populations indigènes, bien que les droits de ces derniers soient garantis par la Constitution Fédérale de 1988 et assurés par la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) signée par le Brésil en 2002. L’absence d’une résolution par l’Etat de la question des Terres Indigènes a généré, dans le sud de l’état de Bahia, des tensions qui se sont intensifiées en août 2013. Un véhicule scolaire qui transportait des élèves indiens et non-indiens a été attaqué par des opposants au processus de démarcation et deux jeunes gens ont été blessés; des maisons appartenant à des Tupinambá ont été incendiées, ainsi que des voitures du gouvernement, parmi d’autres attaques.

Des hommes politiques et des latifundistes de la région commettent actuellement des crimes contre les Tupinambá et, avec l’appui des média locaux, divulguent des faits erronés sur le processus de régularisation de la Terre Indigène Tupinambá d’Olivença, ce qui incite à la violence et aux préjugés. Cependant, selon la législation brésilienne, les non indiens expropriés doivent être relogés par l’Instituto Nacional de Colonização e Reforma Agrária (Incra) et recevoir des indemnisations de la Fundação Nacional do Índio (Funai). De cette façon, les droits de tous les citoyens, qu’ils soient indiens ou non indiens, sont garantis par la loi, pour mener à bien la justice et promouvoir la paix.

Pour toutes ces raisons, nous rejetons l’attitude arbitraire et criminelle du Gouvernement Fédéral, via le Ministère de la Justice et les autres organes compétents, dans la résolution du conflit qui frappe l’ethnie Tupinambá. Et nous incitons la société civile, au Brésil et à l’étranger, à soutenir la lutte pour la régularisation de la Terre Indigène Tupinambá d’Olivença et à exiger de la présidente de la République, Dilma Roussef, le respect de la Constitution Fédérale et des peuples indigènes du Brésil.

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